Vacances : les meilleures solutions pour payer en devises locales


Dans quelques semaines, de nombreux voyageurs se rendront aux Jeux olympiques de Londres : la capitale britannique n'est qu'à 2 h 17 de Paris en Eurostar... mais un monde, ou plutôt une devise, sépare la France du royaume d'Elizabeth II. Il convient donc de réfléchir, avant le départ, aux meilleures solutions pour optimiser le coût de ses paiements en livres sterling, ou en toute autre devise utilisée pendant les vacances.

En effet, les banques facturent une commission lors du paiement et du retrait par carte bancaire en devises, donc en dehors de la zone euro. Elle est exprimée en pourcentage de l'opération, parfois assorti d'un montant fixe.

Ainsi, la Société générale facture 1 euro plus 2,70 % du montant pour tout paiement par carte. Autrement dit, mieux vaut éviter de régler par carte bancaire de tous petits achats comme un ticket de métro, puisque les frais forfaitaires (1 euro) alourdissent systématiquement la facture.

Même constat pour les retraits par carte : ils font généralement l'objet de frais fixes (3 euros chez BNP Paribas et Société générale) assortis d'une commission proportionnelle comprise entre 2,70 % et 3 % de l'opération.

PAS DE COMMISSION FIXE PAR OPÉRATION

Les banques en ligne sont moins chères et, surtout, ne prélèvent pas de commission fixe par opération : Boursorama Banque facture 1,99 % pour un retrait ou un paiement en devises, alors qu'ING Direct affiche une commission de 2 %, assortie d'un minimum de perception de 50 centimes.

"Il faut vérifier les tarifs appliqués par sa banque en cas d'utilisation de la carte bancaire en dehors de la zone euro, avant le départ, afin de l'utiliser au mieux", conseille Willy Dubost, directeur des systèmes d'information et des moyens de paiement à la Fédération bancaire française, "de la même façon qu'on vérifie le taux de change de la devise du pays que l'on visite".

Mais, dans tous les cas, le client reste soumis aux variations du taux de change de la devise concernée, ce qui rend délicate la conversion exacte de la dépense en euros. Une nouvelle carte répond à cette problématique : la carte Cash Passport proposée par le spécialiste du change Travelex.

Il s'agit d'une carte prépayée que le vacancier achète avant son départ, en y créditant la somme de son choix. Il peut ensuite réaliser des retraits ou des paiements dans le monde entier puisqu'il s'agit d'une carte Mastercard. Avantage, elle n'est pas reliée à un compte bancaire : en cas de perte, il suffit de contacter le réseau Travelex qui la remplacera, à la façon des chèques de voyage.

De plus, les opérations de retrait et de paiement ne font pas l'objet de frais. Le client connaît le taux de change dès l'achat de la carte, ce qui lui permet de mieux planifier ses dépenses. "Nous proposons la carte Cash Passport en dollars américains et canadiens, en livres sterling et en euros", précise Denis Leroy, directeur général de Travelex France. La carte est facturée 10 euros, et peut être rechargée sans frais sur Internet avec une carte bancaire.

Mais attention, le voyageur partant aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne cet été devra acheter deux cartes, une pour chaque devise. La carte en euros est particulièrement adaptée aux parents dont les enfants partent seul en vacances en France : ils peuvent ainsi maîtriser le budget de leurs enfants en toute sécurité et recharger la carte par Internet lorsque celle-ci est vide.

A noter, les vacanciers voyageant dans la zone euro peuvent partir tranquille : les conditions de paiement et de retrait par carte bancaire sont identiques à celles appliquées en France dans les autres pays de la zone euro. Autrement dit, les paiements et les retraits par carte bancaire en euros dans un autre pays de la zone euro sont gratuits.

Seule exception : les banques facturent les retraits réalisés dans des distributeurs automatiques n'appartenant pas à leur réseau au-delà d'un certain nombre de retraits dans le mois. Ce tarif concerne aussi bien les retraits en France que dans un autre pays de la zone. Il faut donc veiller, dans l'Hexagone comme ailleurs dans la zone euro, à ne pas multiplier les petits retraits.

Source: Le Monde Economie, le lundi 16 juillet, 2012

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